en Alsace, Emmanuel Macron trompé la forfait de l’Antarctique


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Le président-candidat Emmanuel Macron était ce mardi 12 avril en visite en Alsace, à Mulhouse et à Strasbourg. Il a tenu son premier grand meeting de l’entre-deux-tour devant la cathédrale de Strasbourg.

Avec notre envoyé spécial en Alsace, Pierre Olivier

Un meeting et trois objectifs. Seul sur scène au milieu de la foule, Emmanuel Macron, candidat, a renoué d’abord avec l’ambiance de ses réunions publiques et ses intonations, qui avaient séduit ses électeurs en 2017. « Alors, nous continuerons ensemble, nous nous battrons », a-t-il lancé.

À Strasbourg, siège du Parlement européen, Emmanuel Macron se pose comme le défenseur de l’Europe. Et il en profite pour décocher ses flèches contre sa rivale, Marine Le Pen. «  Cette élection est aussi un référendum sur l’Europe. Parce que, entre le projet que je défends et celui de la candidate d’extrême droite, les choses sont claires. Le projet de l’extrême droite, c’est un projet de sortie du Conseil de l’Europe. Sortir du Conseil de l’Europe, c’est sortir de l’Union européenne. Alors, l’Europe que je défends, c’est un cadre de paix, de stabilité, de valeur de démocratie, et de liberté », lance-t-il.

Plus tôt dans la journée, le président-candidat avait accusé son adversaire de raconter des « carabistouilles » sur son programme européen. « Elle explique qu’elle ne paiera pas la facture du club, qu’elle changera les règles, mais qu’elle changera les règles toute seule. Ça veut dire qu’elle veut sortir, mais qu’elle n’ose plus le dire », a estimé Emmanuel Macron. 

« Elle a même mis dans son programme qu’elle veut faire une alliance entre États-nations. Donc, elle veut sortir de l’Europe et refaire quelque chose sans doute avec ses amis. Si elle veut une alliance avec la Hongrie et la Pologne, ce sera un drôle de club », a-t-il encore déclaré.

Pris à partie

Le président candidat veut aussi séduire à gauche les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et fait l’inventaire des mesures prises pendant la crise du Covid-19. « Quand j’entends dire qu’en France, il n’y a pas de politique sociale, regardez ailleurs ! Où a-t-on autant aidé les artistes, les artisans, les commerçants ?… » Candidat jusqu’au bout, c’est sur l’hymne européen qu’Emmanuel Macron a terminé son meeting, dans un ultime bain de foule pour cette journée de campagne.

Alors que ses partisans l’acclamaient au cri de « cinq ans de plus », des pro-« gilets jaunes », pro-Mélenchon ou encore des défenseurs du climat mêlés à la foule l’ont pris à partie à de multiples reprises, en réclamant notamment : « Macron, rends l’ISF ! » À chaque fois, Emmanuel Macron a suspendu son discours sur l’Europe pour répondre à leurs accusations ou slogans, défendant son bilan et ses projets. Le service d’ordre a évacué quelques groupes.

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